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mardi 22 janvier 2008

Les onze idées incongrues de l’Institut Économique de Montréal




Voici un excellent texte trouvé sur CentPapiers! Je n’ajouterais que les liens à explorer qui vont expliquer d’où viennent toutes ces "idées géniales".

Mario Dumont et (Charest dans une certaine mesure), avec Québécor et Péladeau qui est en adoration devant Brian Mulroney qui siège sur le Board sont liés à l’IEDM. Sans compter que l’histoire d’Hydro et les tarifs sont liés au Desmarais, Sarkozy et les Bush/Carlyle Group. L’IEDM est lié à l’Institut Fraser à Vancouver qui lui est connecté directement au CFR (Council on Foreign Relations) aux États-Unis, qui lui est connecté à la commission Trilatérale et les Bilderberg, et finalement de la RIIA (Royal Institute of International Affairs) en Angleterre. Bref, ce sont les mêmes qui nous poussent l’intégration du Canada, du Mexique et des États-Unis dans une Union Nord Américaine. La grande entreprise et l’élite, au grand détriment du reste de la population qui va perdre liberté, pouvoir, et sa situation économique.

Faites quelques recherches Google. Des puissants intérêts sont en marche, et on veut votre peau ! Merci à l’auteur pour ce texte, et franchement l’idée de nationaliser Big Pharma au Québec est sublime. J’imagine de voir leur réaction à cette idée !!!!


Les onze idées incongrues de l’IEDM


Jimmy St-Gelais

le 20 janvier 2008

La version originale de cet article a été publiée à cet endroit.

Que penser des propositions de l’Institut Économique de Montréal dans son exposé « Onze idées pour transformer le Québec » paru dans le Journal de Montréal à la date du 12 janvier 2008 ?

À première vue, ces « idées » sont séduisantes, mais si on examine un peu plus à fond la trame maîtresse de ces suggestions, on voit nettement leur tendance à vouloir résoudre des problèmes sociaux-économiques complexes par des initiatives néolibérales qui avantagent indubitablement le monde des affaires, les classes sociales aisées et la pensée mercantile.

Alors voici une critique de ces 11 revendications de ce think tank de droite :

1- Hausser les droits de scolarité

« Le système actuel est porteur d’injustices envers les étudiants car tous paient les mêmes droits, en dépit des coûts différents des programmes et des perspectives d’emploi liées à chacun. Le gel actuel est une subvention déguisée profitant aux mieux nantis et à ceux dont les études rapporteront le plus. Par exemple, un étudiant en lettres paierait 1604 $ par session, soit moins qu’à l’heure actuelle. Un étudiant en médecine paierait 4627 $ par session ».

Donc, plus le coût d’une formation post-secondaire est élevé pour l’État, plus l’étudiant devra s’endetter afin de terminer ses études. Mais la conséquence sera que les étudiants issus de milieux favorisés, eux, pourront payer facilement ces frais élevés dans les domaines les plus dispendieux, mais ceux des milieux défavorisés s’endetteront encore plus pour pouvoir être diplômés dans ces mêmes domaines.

On évoque que le gel et la normalisation des coûts des formations avantagent les plus riches. Une logique tordue difficile à saisir. Il s’agit en fait d’une mesure élitiste réservant les professions les plus estimées et les plus rémunératrices à un petit groupe dominant et décourageant les ressortissants des milieux populaires à suivre les mêmes études.

2- Remettre les assistés sociaux au travail

« Il reste une multitude de besoins non comblés qui font appel à de la main-d’œuvre non qualifiée : des personnes âgées, handicapées ou malades à visiter ou à promener, des bâtiments et des terrains publics à entretenir, etc. Offrir aux assistés sociaux de longue date aptes au travail le droit de gagner plus de 200 $ par mois, sans perte de prestation, à condition qu’ils travaillent 40 heures dans le secteur public ou parapublic. Ils effectueraient des tâches ne requérant pas de qualifications spéciales. Ils seraient payés au salaire minimum, de sorte qu’une partie de leur prestation (40 heures x 8 $ = 320 $) serait transformée en salaire. »

Essayons de lire entre les lignes : donc, les prestataires d’aide sociale rentraient en compétition avec les salariés qui occupent déjà ces fonctions dans le domaine public, notamment dans la santé et les services municipaux. Cette méthode ferait d’une pierre deux coups : on induirait une tendance à la baisse des salaires dans ces secteurs et on mettrait en échec les syndicats de la même façon. En plus, si on extrapole à l’extrême, les présents employés pourraient perdre leurs emplois et se retrouver eux aussi à la longue au chômage et à l’aide sociale ! Finalement, une politique qui déplacerait la pauvreté au lieu de la résorber.

Par ailleurs, rien ne garantit que les prestataires voudront travailler au salaire minimum qui constitue un revenu nettement insuffisant pour faire face aux coûts de la vie. N’oublions pas que travailler comporte des frais afférents : transport, frais de garde des enfants, etc. et que plusieurs préfèrent ne pas s’engager dans un emploi au taux le plus bas.

3- Des écoles contre le décrochage

« Créer un corps d’élite de 1000 enseignants et de 1000 employés de soutien qui seraient déployés dans 25 écoles de « performance » situées en milieu défavorisé. Les membres de ce corps d’élite seraient payés en moyenne 20 000 $ de plus par an que les autres employés du système. Ils seraient recrutés sur la base de leurs compétences. En outre, ils ne seraient pas syndiqués, ce qui permettrait de la flexibilité à l’embauche et leur remplacement rapide s’ils n’arrivaient pas à atteindre leurs objectifs. Leur mission : contrer le décrochage efficacement ».

Le but de ce projet peut sembler louable, mais quel enseignant compétent et expérimenté irait perdre ses avantages syndicaux avec un incitatif monétaire si peu attrayant et la menace d’être renvoyé s’il ne rencontre pas les objectifs ? Par ailleurs, le fait de se retrouver dans des écoles « à problèmes » n’incitera que peu de professeurs à migrer vers ces institutions d’enseignement.

4- Rendement des fonctionnaires

« Le Québec pourrait s’inspirer de l’expérience de la Suède et mettre en place un régime de rémunération individualisé pour les employés de la fonction publique en vertu duquel les augmentations annuelles se feraient à 50 % selon la hausse du coût de la vie et à 50 % selon la performance et le mérite ».

Un tel système ne contribuerait-il pas à détériorer le milieu de travail ? Dans l’éventualité que les patrons décideraient des récipiendaires de ces primes de productivité, il y a risque que la jalousie et les manœuvres insidieuses de certains employés dans le but d’obtenir les faveurs des dirigeants minent l’ambiance et l’harmonie entre les co-équipiers.

De plus, la qualité des services à la population pourrait en être diminuée. Un fonctionnaire qui carbure à la rentabilité investirait moins de temps sur chaque dossier et pourrait bâcler l’ouvrage afin de passer au dossier suivant. Efficacité ne rime pas toujours avec travail bien fait.

Et pourquoi ne pas imposer plutôt un régime collectif de primes ? Pourquoi ne pas faire profiter tous les salariés si le groupe de travail performe bien dans l’ensemble ? Cela éviterait les conflits entre travailleurs et assurerait le public de la qualité des services reçus.

5- La concurrence imposée à la fonction publique

« Que les services financés publiquement – des Postes aux bibliothèques en passant par la collecte des ordures, etc. – fassent l’objet d’un appel d’offres où des entreprises privées seraient en concurrence avec les unités syndicales du secteur public pour l’obtention d’un contrat. Les contrats seraient d’une durée de cinq ans ».

Voilà une façon détournée de privatiser les services gouvernementaux et de diluer la syndicalisation qui se base sur le droit fondamental d’association. On tente de mettre sur le même pied entreprises privées et syndicats.

Si l’on contraint les syndicats à concurrencer le privé lors d’appels d’offres dans la sphère publique, rien n’empêchera le domaine privé d’en faire tout autant. Il serait possible qu’une compagnie insatisfaite de la convention collective qui régit les conditions de travail de ses employés décrète un appel d’offre envers tout sous-traitant ou autre syndicat intéressé à effectuer les tâches octroyées aux employés déjà en place. En somme, le droit de négociation serait altéré à la baisse car la menace de remplacement par une autre équipe avantagerait assurément les patrons dans toute élaboration de contrat de travail. La résultante serait alors une baisse de salaires et des avantages des travailleurs de ces entreprises ainsi qu’une violation de leur droit d’association.

6- Abolition de la taxe sur le capital

« Abolir dès maintenant la taxe sur le capital. Cette taxe rapporte annuellement 889 M$ au gouvernement. Pour compenser cette perte, Québec pourrait couper dans les subventions et les avantages fiscaux aux entreprises, qui sont réparties dans 1700 programmes ».

Le Québec a déjà le taux d’imposition des entreprises le plus bas en Amérique du Nord et sa taxe sur le capital n’est que de 0,49% (soit ½ pourcent). Alors, rien ne justifie une telle annulation.

L’IEDM suggère en contre partie de couper dans les subventions aux entreprises, qui se chiffreraient à plus de 3 milliards en 2003. Un bon « deal », aux premiers abords, mais on oublie qu’une grande partie soutient les petites et moyennes entreprises, qui, notons-le, ont créé 70% des emplois entre 1985 et 1999. Quel est alors le véritable dessein de cette politique proposée ? Nuire à l’emploi ou désavantager les entreprises les plus fragiles, pourtant créatrices d’emplois, au bénéfice des grandes entreprises ? C’est en fait une tactique pour encourager la concentration d’entreprises par l’instauration de monopoles ou d’oligopoles, ce qui est pourtant contraire à la théorie du marché.

Également, les subventions de l’État dans des domaines en demande avec un bon potentiel peuvent favoriser le développement d’industries qui ne pourraient démarrer sans le soutient des deniers publics. Si le privé ne peut ou ne veut pas investir dans certains pans de l’économie, c’est au gouvernement de le faire. Le libre marché n’est pas infaillible et c’est aux pouvoirs publics de pallier aux lacunes éventuelles.

Ici, l’IEDM démontre encore sa confiance aveugle en l’Économie Pure qui ne comporte, selon lui, aucun défaut.

7- Une médecine à deux vitesses

« Permettre aux médecins spécialistes et omnipraticiens qui le désirent de travailler pour une rémunération de source privée, à partir du moment où ils ont accompli leur travail au service de l’assureur public. Ils pourraient acquérir ce droit après 40 heures hebdomadaires dans le réseau public… Cela pourrait permettre de diminuer les listes d’attente. Les patients qui le souhaitent et qui en ont les moyens pourraient assumer les coûts de certaines chirurgies, soit directement de leur poche ou par l’entremise d’assurances privées. Du même coup, ils céderaient leur place sur les listes d’attente. Les moins bien nantis continueraient à recevoir gratuitement les services actuellement assurés. ».

On s’attendait à cette proposition de la part de l’IEDM. À la base, la médecine à deux vitesses est inéquitable et contient un dilemme éthique flagrant. Ce n’est pas parce que quelqu’un a plus de sous qu’il a le privilège de recevoir des soins avant une personne plus démunie. Fait intéressant : les gens les plus pauvres sont généralement plus malades que les gens nantis. Alors pourquoi accélérer l’admission des riches quand les demandeurs sont souvent issus des classes sociales défavorisées ?

Le drainage vers le privé des autres catégories de personnel que les médecins est aussi cause à préoccupation.

Les médecins pourraient être obligés de respecter un certain nombre d’heures de pratique ou de rendez-vous au réseau public avant d’aller soigner des patients dans un système privé. Mais qu’en est-il des infirmières, des techniciens en réadaptation ou en anesthésie, etc. ?

La croyance populaire veut que seuls les médecins soient la pièce maîtresse de la santé. Mais il n’en est rien. On peut leur imposer un quota, mais en serait-il de même pour les autres professionnels de la santé ? Rien ne retient l’infirmière ou le technicien de quitter le système public pour un système privé plus rémunérateur. Sous cet angle, l’affirmation selon laquelle la médecine privée ne drainera pas de main-d’oeuvre du secteur public, en manque chronique de personnel, semble incertaine.

Enfin, les rémunérations plus élevées des infirmières et des techniciens dans un cadre privé mettront de la pression sur le réseau public pour qu’il augmente les revenus des mêmes catégories de personnel. Ainsi, la qualité des soins déclinera dans les hôpitaux d’État et la crise financière du secteur public s’aggravera.

Une solution plus sociale aux longues listes d’attente serait de hausser les primes de temps supplémentaires des médecins en finançant les coûts par la nationalisation de l’industrie pharmaceutique qui permettrait de générer des revenus additionnels. Tout le monde sait que cette industrie engrange des profits mirobolants qui ne retournent pas à la collectivité.

8- Augmentation du prix de l’hydroélectricité

« Aux tarifs actuels, les ménages et entreprises du Québec ne sont pas suffisamment incités à utiliser l’énergie de manière efficace et responsable. Dans le cas des mieux nantis, cela se traduit par une consommation qui est à toutes fins pratiques subventionnées par les contribuables… Augmenter d’un cent le tarif de l’électricité vendue par Hydro-Québec à sa filiale responsable de la distribution. Accompagner cette hausse — qui augmentera les profits d’Hydro-Québec — d’une baisse d’impôt ».

Encore un tour de passe-passe idéologique comme seul ce think tank sait si bien le faire ! Comment affirmer que les tarifs d’énergie des plus riches sont subventionnés par la société lorsqu’on propose en même temps une diminution des impôts ?

Analysons plus en profondeur : augmenter le prix de l’électricité ne serait en fait qu’une hausse de taxe à la consommation et même si les impôts diminueraient pour l’ensemble des contribuables, le procédé ne ferait que transférer une partie du fardeau fiscal des contribuables fortunés vers la classe moyenne. Notre système d’imposition étant progressif, tout amenuisement général d’impôt sur le revenu profite avant tout aux plus hauts revenus. La balance se résulterait par une atténuation de la contribution des classes sociales richissimes aux coffres de l’État.

En outre, on évoque que cela permettrait une utilisation optimale et responsable de la ressource favorisant l’exportation. Cependant, une alternative plus sensée serait de mettre l’accent sur des politiques énergétiques plus écologiques sans faire payer d’avantage les québécois. Nous pourrions implanter une politique écosensible et un programme d’énergies alternatives d’appoint. Par exemple, des panneaux solaires sur les toits des bâtiments, des détecteurs de mouvement dans les édifices publics qui éteindraient automatiquement les lumières dans les locaux inoccupés, des thermostats intelligents à la grandeur de la province, etc.

Mais ces solutions ne sont pas envisageables pour le privé car les rayons du soleil ne rapportent pas de profit à personne et la bonne gestion énergétique ne retourne pas dans les portefeuilles du monde des affaires.

9- La retraite à 67 ans

« Hausser graduellement l’âge normal de la retraite à 67 ans afin d’atténuer la pénurie de main-d’œuvre et réduire l’impact du vieillissement de la population sur les finances publiques. Faire assumer aux travailleurs qui prennent une retraite prématurée les coûts de leur décision ; avantager ceux qui sont prêts à travailler au-delà de 67 ans ».

La société des loisirs semble encore très éloignée de notre champ de vision. C’était un leurre, voire une utopie.

Les retraités ont le droit de jouir de la vie après une carrière bien remplie. Au lieu de garder les personnes de 60 ans et plus au travail à temps complet, il serait préférable d’introduire un système de retraite progressif à heures variables qui ne nuirait pas à l’intégration des jeunes dans le monde du travail et permettrait de passer l’expertise professionnelle d’une classe d’âge à une autre.

10- Hausser la tvq et baisser les impôts sur les particuliers

« Hausser la TVQ de 7,5 % à 9,5 %, soit l’équivalent des baisses de TPS consenties depuis deux ans par le gouvernement fédéral. En contrepartie, baisser l’impôt sur le revenu de 2 milliards par an, soit l’équivalent des recettes additionnelles de la TVQ ».

Encore une fois, l’IEDM remet ça avec une hausse de taxe à la consommation assortie d’une baisse d’impôt. Comme je l’évoquais dans le point 8, une telle stratégie pelte la plus grande partie de l’assiette fiscale vers la classe moyenne à l’avantage de la classe aisée.

Par ailleurs, la taxe à la consommation est assujettie au mouvement de l’économie. Si l’activité économique est florissante, les rentrées de cette taxe sont à la hausse, mais dans le cas contraire, elles déclinent et engendrent un déficit du budget de l’État. Ainsi, l’impôt sur le revenu est plus stable et assure le gouvernement d’une pérennité budgétaire.

11- Vendre notre eau douce

« Autoriser l’entreprise privée à exporter 100 milliards de mètres cubes d’eau par année, ce qui constitue, en gros, 10 % de l’écoulement annuel de cette ressource sur notre territoire… Si on peut acheminer l’eau à des gens qui en ont besoin et qui peuvent la payer, c’est une bonne utilisation de la ressource ».

Vendre l’eau pour des raisons monétaires est indécent. L’eau est la source de la vie et elle devrait être exclue des pratiques commerciales. Si l’on permet la gestion de l’eau par la loi du marché, la rareté prochaine de cette matière hydrique fera exploser son prix et rendra son accès impossible pour la masse de pauvres qui s’étend dans plusieurs pays sous-développés.

Certains diront qu’il faut pourvoir aux besoins en eau des peuples qui ne réussissent pas à combler leurs besoins, mais ce n’est pas en déléguant sa gestion à la main invisible du marché que nous pourrons nous assurer de la bonne répartition de cette ressource aux personnes qui en ont le plus besoin. Pourquoi ne pas remettre la distribution de l’eau dans le monde à une ONG en collaboration avec les gouvernements. Ce serait évidement plus humanitaire.

En conclusion

La droite néolibérale nous martèle de tous les cotés les bienfaits de leurs politiques socio-économiques. Cet exposé n’est que la dernière tentative en ce sens.

On parle souvent de désinformation et de contrôle des compagnies dans les médias. Et bien, en voilà la preuve. Il est rare qu’un journal à grand tirage publie des réquisitoires de nature progressiste.

On met sur un pied d’estale les principes du libre marché en évitant de parler des effets néfastes (concentration des richesses, inéquités sociales) d’une telle économie sans un contre-poids social. La grande dépression des années 30 en est le meilleur rappel. Suite au krach de 1929, les gouvernements occidentaux ont pratiqué des politiques interventionnistes, comme le New Deal aux États-unis, afin de rétablir un équilibre.

Les « Onze idées pour transformer le Québec » ne sont que l’expression de penseurs de droite qui dénigrent tout ce qui est social et démontrent leur étroitesse d’esprit et leur volonté d’avantager leur classe sociale sans considération envers le reste de la société.

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