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mardi 20 avril 2010

Des pirates contre le piratage

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Les 7 du Québec


Ce texte a été publié sur Les 7 du Québec le 20 avril 2010


Des pirates contre le piratage

François Marginean

(Image Flickr: Osvaldo_Zoom)

L’Accord commercial anti-contrefaçon (ACAC — plus connu sous l’acronyme anglais ACTA : Anti-Counterfeiting Trade Agreement) est un projet de traité entre plusieurs pays qui a une très longue portée. Comptant une cinquantaine de pages, cet accord est discuté par l’Australie, le Canada, les Etats-Unis, l’Union européenne (UE), le Japon, la Corée, le Mexique, le Maroc, la Nouvelle-Zélande, Singapour et la Suisse et vise à établir une liste de dispositions légales que les futurs pays signataires s’engageront à adopter dans leur droit national (et communautaire, pour ce qui concerne l’UE).

Cet accord est si sensible qu’après trois ans de négociations secrètes, plusieurs gouvernements avaient jugé qu’il ne devrait pas être exposé au public. Jusqu’à tout récemment, on ignorait encore le nom des négociateurs. Mais après quelques fuites consécutives, le public peut enfin commencer à en savoir plus et il est facile de comprendre pourquoi il y avait ce désir de vouloir le garder secret.

Le Monde diplomatique vient d’obtenir une copie de la section 2 du projet de traité ACTA, intitulée «Mesures aux frontières» (Border Measures) qui compte une dizaine de pages exposant, dans un grand luxe de détails pratiques, le futur fonctionnement des douanes au regard de tous les « biens contrefaisant des droits de propriétés intellectuelle ».

Source à consulter:

Propriété intellectuelle, le coup d’Etat

ACTA : chapitre deux

Le Monde diplomatique, samedi 20 mars 2010, par Philippe Rivière

Il est aussi possible de trouver le document de 44 pages (PDF) sous ce lien provenant de die-linke.de. L’Accord commercial anti-contrefaçon, dans sa présente forme, est supporté par et pour l’industrie du film et de la musique, au nom de leur combat contre le piratage. Mais les conséquences risquent d’être dévastatrices pour les citoyens qui pourraient voir leur vie privée en payer le lourd prix.

Nous avons appris, après une fuite « accidentelle » de la part de certains officiels hollandais suite à une rencontre secrète de négociation de l’ACTA au Mexique, quels étaient les pays qui étaient en faveur de garder l’ACTA secret, loin des yeux du public des nations membres. Il devient clair que le plus important des pressions pour ne pas révéler les termes de l’ACTA provenait du gouvernement américain, fortement soutenu par le Danemark et dans une moindre mesure, la Belgique, le Portugal, l’Allemagne, la Corée du Sud et Singapour.

D’un autre côté, la majorité des autres nations étaient plutôt en faveur de rendre public les détails de l’ACTA, notamment la Hollande, la Suède, la Finlande, l’Irlande, la Hongrie, la Pologne, l’Estonie, l’Autriche, l’Angleterre et le Japon. Le Japon et l’Angleterre insistant particulièrement sur la transparence, avec le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande qui ne figuraient pas sur la liste, mais qui ont aussi préconisé la transparence.

Les États-Unis se sont battus pour garder les termes de l’ACTA secrets et avec l’aide de quelques nations, ont réussi à faire en sorte que les détails de l’ACTA soient rendus publics. Mais grâce à quelques dénonciateurs et sites comme Wikileaks.org, leurs meilleurs efforts pour dissimuler les termes de l’ACTA ont été court-circuités.

Le gouvernement peut fouiller, saisir et détruire vos biens électroniques

L’Accord commercial anti-contrefaçon, qui est soutenu par l’ancien président George W. Bush ainsi que l’actuel président Barack Obama, est le résultat du lobbyisme international de l’ordre de plusieurs millions de dollars de la part de l’industrie du film et de la musique.

L’ACTA a été conçu dans le but de permettre la surveillance constante des activités de chaque individu sur Internet, autant légitime qu’illégitime, et confère aux agents frontaliers dans les pays membres le pouvoir d’effectuer des fouilles et de saisir tout équipement sans mandat judiciaire. À toute fin pratique, il donne aux autorités le pouvoir de détruire les ordinateurs portables, les iPod ou les CDsi les agents suspectent qu’ils pourraient contenir du contenu enfreignant les droits d’auteur. (Source: dailytech.com)

Le pire étant que ceux qui paieront pour ces mesures draconiennes et arbitraires seront les citoyens des nations membres de l’ACTA, sans vraiment le savoir. Ainsi, les agents frontaliers pourront détruire votre équipement électronique seulement s’ils suspectent qu’ils contiennent du contenu illicite.

Tout cela n’augure pas très bien pour nos droits fondamentaux et à la vie privée. On ne règle pas un problème de piratage en introduisant des lois liberticides enfreignant nos droits créant une autre clique de pirates.


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Note: Vous êtes invités à voir et lire les commentaires et à y laisser les vôtres sur Les 7 du Québec.

2 commentaires:

Anonyme a dit...

Bronfman (Warner Music Group) mène ce combat lutte contre le "téléchargement illégal".

Ça serait bien de le mentionner.

(Notez qu'il y a aucune entrée wikipédia francophone sur Edgar Bronfman Jr!!!)

http://en.wikipedia.org/wiki/Edgar_Bronfman,_Jr.
Music piracy

At the height of file sharing service Napster’s popularity, Bronfman was a leading opponent of the illegal use of peer-to-peer technology. As CEO of Universal, he helped lead the music industry's opposition to Napster, likening it to slavery and Soviet communism.[6] As Chairman and CEO of Warner Music Group, Bronfman has championed the use of digital innovation and is recognized as a leader in the industry gradual but growing embrace of social media, including its work with Cisco to develop a social networking strategy of its own as well as investments and partnerships with digital music services such as Spotify, imeem, MySpace Music, Lala and we7.[7] In 2006, WMG was the first major media company to create a business model around user-generated content and, more recently, has been pushing for ways to monetize the popularity of P2P networks on college campuses.[8][9] In late 2006 in an interview with Reuters, Bronfman caused a stir by admitting that his children have pirated music.[10] He claims to have punished the child, but wants the punishment to remain within the realm of the family.[11] Lately, Bronfman may have revised his judgment. During the GSMA Mobile Asia Congress, he told the audience that mobile operators should not make the same mistakes that the music industry has:[12]
“We used to fool ourselves…We used to think our content was perfect just exactly as it was. We expected our business would remain blissfully unaffected even as the world of interactivity, constant connection and file sharing was exploding. And of course we were wrong. How were we wrong? By standing still or moving at a glacial pace, we inadvertently went to war with consumers by denying them what they wanted and could otherwise find and as a result of course, consumers won.”

In 2010 Bronfman changed his philosophy on the music industry's online business models, stating that he does not support free advertising supported models. He said that Warner Music Group will focus on promoting services that require payment, that will appeal to the population that already pays for downloads in stores such as iTunes.:[13]
“The 'get all your music you want for free, and then maybe with a few bells and whistles we can move you to a premium price' strategy is not the kind of approach to business that we will be supporting in the future."
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Anonyme a dit...

À la fin 2008, Bronfman (WMG) a déclaré la guerre à l'emprunt de bande son et d'images pour la création de vidéos sur Youtube. Il va sans dire que Bronfman s'est créé quantité d'ennemis sur Youtube à cause de ça. Un réseau de boycott de WMG s'est constitué, regroupant des dizaines et des dizaines de chaînes Youtube, dont plusieurs exclusivement consacrées au boycott.

Ex: Bronfman contre Youtube
http://www.youtube.com/watch?v=4O8_uPjw5d4


http://en.wikipedia.org/wiki/Warner_Music_Group
Controversy

In December 2008, negotiations between WMG and YouTube broke down.[32] As a result, Warner Music Group has continuously blocked or muted videos on YouTube that feature music recordings belonging to its labels or to its publishing arm, Warner/Chappell Music, citing copyright infringement. Although the majority of the blocked videos are not official content of WMG, they include WMG recordings in a minor way normally covered by Fair Use. Many of these claims to copyright violation not only affect artists who are under record labels owned or distributed by WMG, but also to artists who have songs published and controlled by Warner/Chappell, regardless of label. This makes the association between non-WMG artists and WMG much less apparent to YouTube users as music publishers, unlike record labels, generally do not brand themselves to their recordings. Muting also occurred to clips featuring people covering a song by a WMG artist or of a song controlled by Warner/Chappell. The response from YouTube users on affected videos has been overwhelmingly negative towards WMG.[33] Notably, Seattle band Death Cab for Cutie was affected when music videos streamed on their website from their Atlantic Records albums Plans and Narrow Stairs were removed by WMG.[34] The issue and opinion of WMG has since worsened when they began removing and muting songs that are covers rather than just recordings.

With the rise of music video games, CEO Edgar Bronfman Jr. complained that "The amount being paid to the music industry, even though [these] games are entirely dependent on the content we own and control, is far too small," and he concluded that "we will not license to those games." However, if they found new and better ways to promote music and new ways to make profit, this would not be a problem.[35] A Wired magazine article claimed that Rock Band publisher MTV Games has boycotted WMG as a result, but both parties have claimed this to be untrue. WMG has not made any new content deals with MTV Games since August 2008.[36] This had led to a backlash against WMG by fans of these games.

Many anti-Warner videos have been popping up on YouTube from users with outrage over videos being blocked by WMG. There has even been provisions by these disgruntled YouTube users to boycott any material owned by Warner Music Group.

On September 21, 2009, CNET reported that Warner Music Group had possibly struck a new deal with YouTube and WMG videos may start appearing back on YouTube within weeks.[37] It was confirmed on Warner Music Group News and the YouTube Blog on September 29, 2009 that YouTube and Warner Music Group were in a multi-year deal with the two.[38][39] In January 2010 there have been new reports of YouTube accounts containing covered songs completely closed due to intervetion by WMG.[40][41] This following a contest by Red Hot Chili Peppers bass player Michael "Flea" Balzary to cover their songs. An end solution seems not to have been found as of January 26, 2010.

In February 2010, CEO Edgar Bronfman said that Warner Music Group will stop licensing its song to free music streaming services. He said that the focus will be on services that require payment.[42]
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Official page for Bronfman's book about Judaism in America
http://us.macmillan.com/hopenotfear