Émission de radio L'Autre Monde

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mercredi 3 septembre 2008

La tragédie des médias et les dessous du conflit Russie-Georgie-OTAN/É-U

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Émission de L'Autre Monde du 4 septembre 2008: La tragédie des médias et les dessous du conflit Russie-Georgie-OTAN/É-U


Pour écouter, simplement cliquer sur le lien ici:

L'Autre Monde 4 septembre 2008
90 min / Radio de l'UQAM, CHOQ FM


Pour télécharger, faite un clique droit puis “enregistrer la cible sous…”

Cette semaine nous nous la coulons douce ensemble avec une revue de l`actualité mondiale et celle d`ici aussi. Le cas de la Russie, de la Georgie et de l`OTAN/É-U est abordé pour combler le manque d`information qui empêche de bien comprendre ce qui s`y passe.

Soyez au rendez-vous le jeudi à 11h sur les ondes de CHOQ FM!


Diffusion en direct : Jeudi à 11:00h

Archives d'émission




***Hyperliens vers les sources des informations discutées sur l'émission d'aujourd'hui:



- Les 7 du Québec


- Marche sur Ottawa pour la vérité sur le 11 septembre 2001



Le dimanche 7 septembre 2008, des Canadiens de partout au pays se rassembleront au parc Mont-Royal à Montréal dans un grand rallye pour manifester pour la vérité. Par la suite, le groupe marchera jusqu’à Ottawa afin d’arriver sur place pour le 7ième anniversaire de cette tragédie, le 11 septembre 2008 prochain, et appuyer notre pétition pour l’ouverture d’une enquête canadienne sur les événements du 11 septembre.

Du 7 jusqu’au 11 septembre, nous marcherons pacifiquement à travers les quartiers de plusieurs municipalités tout en distribuant des DVDs et des pamphlets à propos de cette tragédie et de ses répercussions sur la politique mondiale. Nous voyagerons en autobus nolisés ainsi que dans d’autres véhicules. Nous camperons tout au long de la route pendant quatre nuits.

Le 11 septembre, nous nous joignerons à plusieurs autres groupes sur la colline parlementaire, qui arriveront eux aussi par autobus nolisés. Des invités prendront alors la parole, et nous tiendrons des ateliers, une vente de livres et des concerts. Des milliers de personnes se serreront les coudes pour exiger la vérité.

Pour obtenir un itinéraire complet de la Marche sur Ottawa, et l'accès aux autobus et aux campings, veuillez visiter marchonottawa2008.org. Ou contactez-nous directement si vous avez des questions.


Montréal 9/11 Truth

annonce

le Rallye et la Marche de Vérité Montréal

Parc Mont-Royal, Monument Cartier

(aux tam-tams entre Duluth et Mont-Royal)

Dimanche, le 7 Septembre 2008

Rallye: de 12h00 à 14h00

Démarrez la Marche sur Ottawa pour la Vérité sur le 11/9

En vedette le duo hip-hop Conspirituality

Marche: de 14h00 à 17h00

Départ du monument Cartier

Vers l'ouest sur Sherbrooke en passant par le centre-ville,

Westmount et Notre-Dame-de-Grâce

Si vous ne pouvez participer à la marche sur Ottawa

joignez-vous au Rallye et à la Marche de Vérité Montréal


Autobus pour la Marche sur Ottawa

pour la Vérité sur le 11 septembre 2001

Départ de Montréal, au coin de Berri et Ontario (métro Berri-UQAM) à 9h00
Retour d’Ottawa à 19h00

Jeudi, le 11 Septembre 2008

$20 par personne

Réservez votre siège sur marchonottawa2008.org

Si vous ne pouvez participer à la marche sur Ottawa

mais aimeriez participer au Rallye de la Vérité

sur la Colline Parlementaire

réservez votre siège sur l'autobus direct



Tour du monde LNI:

Iraq said not to favor U.S. firms to develop oil fields

The sources, speaking on condition of anonymity, said the authorities currently favor Chinese and Russian companies to those of the United States.

Webmaster's Commentary:

"Hey, that's MY oil! I lied, cheated, and killed a lot of people to get that!" -- Official White Horse Souse


N.Korea seen reassembling nuclear facility

North Korea has begun reassembling its Yongbyon reactor that can make material for atomic bombs in violation of U.S. conditions for improved diplomatic relations, Fox News reported on Tuesday.

North Korea said on August 26 it would cease disabling its nuclear facilities and accused the United States of violating a disarmament deal.


Israel Warplanes Break Sound Barrier over Lebanon

Israeli jets have repeatedly over-flown Lebanon in violation of UN Security Council Resolution 1701. The United Nations has called on Israel to stop violating Lebanese air space.


U.S. puts brakes on Israeli plan for attack on Iran nuclear facilities

The American administration has rejected an Israeli request for military equipment and support that would improve Israel's ability to attack Iran's nuclear facilities.


A Forest Grows in Antarctica

Now, however, scientists working on the continent itself have uncovered the wooden remains of what they believe was an extensive forest that flourished only 400 miles from the South Pole about 3 million years ago.

Webmaster's Commentary:

Like I keep saying, the earth gets warmer and colder and has been doing so long before humans showed up. Here we have yet more evidence that present-day Earth is actually far cooler than it has been at times in the past.

Al Gore and his investors are trying to convince you that you are to blame for what the Earth does all by itself naturally, in order to extract money and obedience from you.


Perfumes linked to infertility fear

Pregnant women are being urged to stop using perfumes or scented creams after research suggested the products could cause unborn boys to suffer infertility or cancer in later life.


New Evidence Contradicts Official Explanation for U.S. Spy Satellite Shoot-Down

When the Pentagon ordered a Navy ship to shoot down a crippled U.S. spy satellite last February, it claimed the operation was necessary to prevent a harmful fuel from being dispersed in the atmosphere. At the time, critics charged that the Bush administration was using the toxic fuel as an excuse to demonstrate missile-defense and antisatellite capabilities.


ACLU Slams Classified FBI Memorandum Directing Law Enforcement to Engage in Protest Suppression Tactics

The American Civil Liberties Union today denounced a classified FBI intelligence memorandum, obtained by the New York Times, which gives police detailed instructions on how to target and monitor lawful political demonstrations under the rubric of fighting terrorism.

Webmaster's Commentary:

This was the same excuse COINTELPRO used. Crimes were committed against lawful protesters under the claim that the FBI was fighting crime.


Genetically 'improved' oysters 'behind France's shellfish plague'

Last month farmers around France announced that they had lost between 40 and 100 per cent of their oysters aged one to two years old.

According to oysters farmers cited by weekly magazine Marianne, the culprit is the triploid oyster, which is modified to give it three pairs of chromosomes instead of two, as is the case with common oysters.

"It's the triploid's fault", one was quoted as saying. "But one mustn't say that because the scientific and financial stakes are considerable".



RUSSIE

Le couloir eurasien: Géopolitique des pipelines et la nouvelle guerre froide
- par Michel Chossudovsky - 2008-09-02

La crise actuelle dans le Caucase est étroitement liée au contrôle stratégique des oléoducs de ressources énergétiques et les couloirs de transport. Il est évident que l'attaque géorgienne du 7 août dernier en Ossétie du Sud avait été soigneusement planifiée. Des consultations de haut niveau ont été tenues avec les États-Unis et l'OTAN dans les mois qui ont précédé les attaques. Les attaques contre l'Ossétie du Sud sont survenues une semaine après que les États-Unis et la Géorgie aient terminé leurs imposants exercices militaires (du 15 au 31 juillet 2008). Les attaques ont également été précédées par d’importantes réunions au sommet organisées sous l'égide du GUAM, une alliance régionale militaire parrainée par les États-Unis et l'OTAN.


Les étapes de la guerre en Géorgie

Le 1er et le 2 juillet 2008 : Sommet de l’alliance militaire GUAM à Batoumi, en Géorgie.

Le 1er juillet : « Un sommet US-GUAM » en marge du sommet officiel GUAM.

Du 5 au 12 juillet : Le ministère de la Défense russe réalise des exercices militaires dans la région du Caucase du Nord sous le nom de code « Caucase Frontier 2008. »

Le 9 juillet 2008 : La Chine et le Kazakhstan annoncent le commencement de la construction d’un pipeline de gaz naturel reliant le Kazakhstan et la Chine (KCP).

Du 15 au 31 juillet : Les États-Unis et la Géorgie font des exercices militaires conjoints sous le nom de code Opération « Immediate Response. » Un millier de militaires US participent à ces exercices militaires.

Le 7 août : Les forces terrestres et les forces aériennes géorgiennes attaquent l'Ossétie du Sud.

Le 8 août : Les forces russes interviennent en Ossétie du Sud.

Le 14 août 2008 : La signature de l’accord américano-polonais à l’égard du déploiement d’un système de « missiles intercepteurs US » sur le sol polonais.



Guerre dans le Caucase : Vers un affrontement militaire plus large entre la Russie et les États-Unis ?


Mondialisation.ca, Le 11 aout 2008



Dans la nuit du 7 août, coïncidant avec la cérémonie d'ouverture des jeux olympiques de Beijing, le Président de Géorgie, Saakashvili, ordonnait d’attaquer militairement tous azimuts la capitale de l'Ossétie du Sud, Tskhinvali.

Les bombardements aériens et les attaques au sol visaient surtout des cibles civiles, notamment des zones résidentielles, des hôpitaux et l'université. La capitale provinciale de Tskhinvali a été détruite. Selon des sources russes et occidentales, environ 1.500 victimes civiles ont résulté des attaques. « Les bombardements aériens et l’artillerie ont laissé la capitale provinciale sans eau, nourriture, électricité et gaz. Les civils horrifiés se sont glissés hors des sous-sols dans les rues pendant que le combat se calmait, pour rechercher des provisions. » (AP, 9 août 2008). Selon les informations reçues, environ 34.000 civils d’Ossétie du Sud se sont enfuis vers la Russie. (Deseret Morning News, Salt Lake City, 10 août 10 2008)

L'importance et le timing de cette opération militaire doivent être soigneusement analysés. Ils ont des implications de grande envergure.

La Géorgie est un avant-poste des États-Unis et des forces de l'OTAN, aux frontières immédiates de la Fédération Russe et à proximité du théâtre de guerre du Moyen-Orient, en Asie Centrale. L’Ossétie du Sud est aussi au carrefour stratégique de l’itinéraire des pipelines pétrolier et gazier.




La Géorgie n’agit pas militairement sans l'assentiment de Washington. Le chef de l'État géorgien est un mandataire étasunien et la Géorgie est de fait un protectorat des États-Unis.

Qui est à l'origine de cet ordre du jour militaire ? Quels intérêts sert-il ? Quel est l’objectif de cette opération militaire ?

Il est évident que les attaques ont été soigneusement coordonnées par l'armée étasunienne et l'OTAN.

Moscou a accusé l'OTAN d’« encourager la Géorgie. » Le Ministre russe des Affaires Étrangères, Sergueï Lavrov, a souligné l'impact déstabilisateur de l’aide militaire « étrangère » à la Géorgie :

«Tout confirme nos nombreuses mises en garde adressées à la communauté internationale sur la nécessité de prêter attention à l'achat massif d'armes de la Géorgie durant plusieurs années. Maintenant, nous voyons comment sont utilisées ces armes et les troupes spéciales géorgiennes, formées par des spécialistes étrangers » a-t-il déclaré. (Moscou accuse l'OTAN d'avoir « encouragé la Géorgie » à attaquer l'Ossétie du Sud, Russia Today, 9 août 2008.)

Dmitri Rogozine, l’émissaire de Moscou à l'OTAN, a envoyé une note officielle aux représentants de tous les pays membres de l'OTAN :

«La Russie a déjà entamé des consultations avec les ambassadeurs des pays de l'OTAN et les délibérations avec les représentants militaires de l'OTAN seront tenues demain. Nous les dissuaderons de continuer à apporter de l’aide supplémentaire à Saakachvili.»

C'est une agression non dissimulée, accompagnée d’une guerre de propagande de masse.

(Voir Moscou accuse l'OTAN d'avoir « encouragé la Géorgie » à attaquer l'Ossétie du Sud, Russia Today, 9 août 2008)


Selon Rogozine, la Géorgie avait initialement prévu de :

« Commencer une action militaire contre l'Abkhazie. Toutefois, « la région fortifiée abkhaze s'étant avérée imprenable par les formations armées géorgiennes, une autre tactique a donc été choisie, dirigée contre l'Ossétie du Sud » qui est plus accessible territorialement. L'émissaire n’a aucun doute sur le fait que Mikheil Saakashvili a convenu de ses actions avec les « parrains », « ceux avec qui il négocie l'adhésion de la Géorgie à l'OTAN. » (RIA Novosti, 8 août 2008)

Contrairement à ce qui a été transmis par les rapports médiatiques occidentaux, Moscou s’attendait aux attaques. Il était prévu qu’elles coïncident avec l'ouverture des jeux olympiques, surtout pour éviter la couverture médiatique en première page de l'opération militaire géorgienne.

Le 7 août, les forces russes étaient en état de préparation avancée. La contre-attaque a été rapidement menée.

Les parachutistes russes ont été envoyés de Russie, d’’Ivanovo, de Moscou et des divisions aéroportées de Pskov. Des tanks, des véhicules blindés et plusieurs milliers de fantassins se sont déployés. Les frappes aériennes russes ont surtout ciblé les installations militaires de Géorgie, notamment la base militaire de Gori.

L'attaque militaire géorgienne a été brisée par la grande démonstration de force des militaires russes.

Cette image de la télévision montre les véhicules militaires russes se déplaçant vers la capitale de l'Ossétie du Sud, Tskhinvali, le vendredi 8 août 2008. (AP/APTN)

Acte de provocation ?

Les militaires et les planificateurs du renseignement étasunien et de l’OTAN examinent invariablement divers « scénarios » pour proposer une opération militaire, c'est-à-dire, dans ce cas, une attaque géorgienne largement dirigée contre des cibles civiles, en vue d'occasionner des victimes civiles.

L'examen de scénarios est une pratique courante. Avec ses capacités militaires limitées, la victoire géorgienne et l'occupation de Tskhinvali étaient une impossibilité dès le départ. Et c’était connu et compris des planificateurs militaires étasuniens et de l'OTAN.

Une catastrophe humanitaire plutôt qu'une victoire militaire faisait partie intégrante du scénario. L'objectif était de détruire la capitale provinciale, tout en infligeant d’importantes pertes en vies humaines.

Si l'objectif était de rétablir le contrôle politique géorgien sur le gouvernement provincial, l'opération aurait été mise en œuvre selon une modalité très différente, avec des forces spéciales occupant les principaux bâtiments publics, les réseaux de communication et les institutions provinciales, plutôt que par un raid de bombardement tous azimuts sur les quartiers résidentiels, les hôpitaux, sans oublier l'université de Tskhinvali.

L'Université de Tskhinvali avant le bombardement

La réponse russe était tout à fait prévisible.

La Géorgie a été « encouragée » par l'OTAN et les États-Unis. Washington et le siège de l'OTAN à Bruxelles étaient tous deux extrêmement conscients de ce qui se passerait en cas de contre-attaque russe.

La question est : est-ce une provocation délibérée destinée à déclencher la réponse militaire des Russes, pour les aspirer dans une confrontation militaire élargie avec la Géorgie (et les forces alliées), qui pourrait dégénérer en guerre ?

La Géorgie a le troisième plus grand contingent dans les forces de la coalition en Irak, après les États-Unis et le Royaume-Uni, avec environ 2.000 hommes. Selon les informations reçues, les troupes géorgiennes en Irak sont en train d'être rapatriés sur des avions militaires étasuniens, pour combattre les forces russes. (Voir Debka.com, 10 août 2008.)

Cette décision étasunienne, de rapatrier les troupes géorgiennes, suggère que Washington a l'intention d’aggraver le conflit, en se servant des troupes géorgiennes comme de la chair à canon contre un énorme déploiement de forces russe.

Les États-Unis, Israël et l'OTAN sont mêlés à la planification des attaques

À la mi-juillet, les troupes étasuniennes et géorgiennes ont tenu un exercice militaire commun dénommé « réponse immédiate » impliquant respectivement 1.200 Étasuniens et 800 Géorgiens.

Le 12 juillet, une annonce du Ministère géorgien de la Défense déclarait que les troupes étasuniennes et géorgiennes « s’entraînent durant trois semaines sur la base militaire de Vaziani » près de la capitale géorgienne, Tbilissi. (AP, 15 juillet 2008) Ces exercices, qui se sont achevés à peine une semaine avant l’attaque du 7 août, étaient la répétition générale évidente d’une opération militaire qui, selon toute probabilité, avaient été planifiée en étroite coopération avec le Pentagone.

La guerre contre l’Ossétie du Sud n'était pas censée être gagnée afin de restaurer la souveraineté géorgienne sur l'Ossétie du Sud. Elle est destinée à déstabiliser la région tout en déclenchant un affrontement des États-Unis et de l'OTAN contre la Russie.

Le 12 juillet, coïncidant avec le début des jeux de guerre de la Géorgie et des États-Unis, le Ministère russe de la Défense a démarré ses propres manœuvres militaires dans la région du Nord Caucase. Le démenti habituel à la fois de Tbilissi et de Moscou fut que : les exercices militaires n’ont « rien à voir » avec la situation en Ossétie du Sud. (Ibid)

Ne nous faisons pas d'illusions. Il ne s'agit pas d'une guerre civile. Les attaques font partie intégrante d’une guerre plus large au Moyen-Orient et en Asie Centrale, qui incluent les préparatifs de guerre des États-Unis, d’Israël et de l’OTAN vis-à-vis de l’Iran.

Rôle des conseillers militaires israéliens

Bien que l'OTAN et les conseillers militaires étasuniens n'aient pas participé à l'opération militaire elle-même, ils ont participé activement à la planification et la logistique des attaques. Selon des sources israéliennes (Debka.com, 8 août 2008), l’attaque terrestre du 7 août 2008 avec des chars et de l'artillerie, a été « aidée par les conseillers militaires israéliens. » Israël a aussi fourni à la Géorgie des véhicules aériens sans pilote Hermes-450 et Skylark, qui ont été utilisés dans les semaines précédant les attaques du 7 août.

La Géorgie a également acquis, selon un rapport dans le journal Rezonansi (6 août, en géorgien, traduction de la BBC) « quelques armes puissantes grâce à l’amélioration d’avions Su-25 et de systèmes d'artillerie en Israël. » Selon Haaretz (10 août 2008), les Israéliens sont actifs dans la fabrication militaire et le conseil en sécurité en Géorgie.

Les forces russes combattent désormais directement contre l’armée géorgienne, entraînée par les États-Unis et l’OTAN, et associée à des conseillers israéliens. Et l’aviation de guerre russe a attaqué dans la banlieue de Tbilissi l’usine d’avions militaires qui fabrique la version améliorée du jet de combat Su-25, avec l'appui technique d'Israël. (CTV.ca, 10 août 2008)

Lorsqu'on la regarde dans le contexte plus large de la guerre au Moyen-Orient, la crise en Ossétie du Sud pourrait conduire à l'escalade, notamment à la confrontation directe entre les forces russes et l'OTAN. Si cela devait se produire, nous serions face à la crise la plus grave dans les relations entre les États-Unis et la Russie depuis la crise des missiles de Cuba en octobre 1962.

La Géorgie, un poste avancé des États-Unis et de l’OTAN

La Géorgie appartient à une alliance militaire de l'OTAN (GUAM), depuis avril 1999, au tout début de la guerre contre la Yougoslavie. Elle a aussi un accord de coopération militaire bilatérale avec les États-Unis. Ces accords militaires sous-jacents ont servi à protéger les intérêts pétroliers anglo-américains dans le bassin de la Mer Caspienne ainsi que les itinéraires des pipelines. Les États-Unis et l'OTAN sont présents militairement en Géorgie, et travaillent en étroite collaboration avec les forces armées géorgiennes. Depuis la signature de l'accord GUAM en 1999, la Géorgie a bénéficié d'une considérable aide militaire étasunienne.

Il y a tout juste quelques mois, en mi-mai, le Ministère russe de la Défense a accusé Washington, « affirmant que l'assistance militaire à la Géorgie des États-Unis, ainsi que de l'OTAN et des israéliens, déstabilisait la région. » (La Russie affirme que la Géorgie développe son armement, Wired News, 19 mai 2008).

Selon le Ministère russe de la Défense :

« La Géorgie a reçu 206 chars, dont 175 unités ont été fournies par les États de l'OTAN, 186 véhicules blindés (126 de l'OTAN), 79 canons (67 de l'OTAN), 25 hélicoptères (12 de l'OTAN), 70 mortiers, dix systèmes de missiles sol-air, 8 avions sans pilote de facture israélienne, et d'autres armes. En outre, les pays de l'OTAN ont fourni quatre avions de combat à la Géorgie. Le Ministère russe de la Défense a dit qu'il était prévu de fournir à la Géorgie 145 véhicules blindés, 262 canons et mortiers, 14 avions de combat dont quatre chasseurs Mirazh-2000, 25 hélicoptères de combat, 15 avions étasuniens Black Hawk, 6 systèmes de missiles sol-air et autres armes. » (Agence de presse Interfax, Moscou, 7 août 2008.)

L’assistance des États-Unis, de l’Otan et d’Israël, en vertu des accords de coopération militaire, implique un flux constant de matériel militaire perfectionné ainsi que de la formation et des services de conseil.

Selon des sources militaires étasuniennes (du porte-parole des États-Unis en Europe), les États-Unis ont plus de 100 « instructeurs militaires » en Géorgie. Un porte-parole du Pentagone, Bryan Whitman, a déclaré « qu'il n'est pas envisagé de redéployer les quelque 130 soldats étasuniens et contractants civils, qui, dit-il, sont stationnés dans les environs de Tbilissi. » (AFP, 9 août 2008). En fait, la présence militaire des États-Unis et de l'OTAN en Géorgie est à plus grande échelle que ce qui est reconnu dans les déclarations officielles. L’effectif du personnel de l'OTAN, agissant en Géorgie en qualité de formateur et de conseiller militaire, n'a pas été confirmé.

Bien que n'étant pas officiellement membre de l'OTAN, l’armée de Géorgie est totalement intégrée dans les procédures de l'OTAN. En 2005, le Président géorgien annonçait fièrement l'inauguration de la première base militaire, qui « répond parfaitement aux normes de l'OTAN. » Immédiatement après l'inauguration de la base de Senakskaya à l’ouest de la Géorgie, Tbilissi a annoncé l'ouverture d'une deuxième base militaire à Gori, qui elle aussi « se conformera à la réglementation de l'OTAN aussi bien en termes de besoins militaires que de conditions sociales. » (Ria Novosti, 26 mai 2006). Ria Novosti, 26 mai 2006

La base de Gori a servi à former les troupes géorgiennes envoyées pour combattre sous commandement étasunien sur le théâtre de la guerre en Irak.

Il est intéressant de noter que, dans le cadre d'un accord entre Tbilissi et Moscou le 31 mars 2006, les deux bases militaires russes de Géorgie datant de l’ère soviétique, Akhalkalaki et Batoumi, ont été fermées. (Ibid.) Le retrait a commencé à Batoumi en mai de l'année dernière, 2007. Les dernières troupes russes ont quitté l'installation militaire de Batoumi en début juillet 2008, à peine une semaine avant le début des manœuvres de la Géorgie et des États-Unis et à peine un mois avant les attaques contre l'Ossétie du Sud.

La connexion israélienne

Israël fait maintenant partie de l’axe militaire anglo-américain, qui sert les intérêts des géants pétroliers occidentaux au Moyen-Orient et en Asie Centrale.

Israël est partenaire dans l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC) qui amène du pétrole et du gaz à l'Est de la Méditerranée. Plus de 20 pour cent du pétrole des Israéliens est importé de l'Azerbaïdjan, une grande partie transitant par le pipeline BTC. Dirigé par la British Petroleum, le pipeline BTC a radicalement changé la géopolitique en Méditerranée orientale et au Caucase :

«Le pipeline BTC a considérablement change le statut des pays de la région et cimenté une nouvelle alliance pro-occidentale. Ayant influé pour la construction de l'oléoduc vers la Méditerranée, Washington a pratiquement mis en place un nouveau bloc avec l'Azerbaïdjan, la Géorgie, la Turquie et Israël.» ( Komerzant, Moscou, 14 juillet 2006)

Bien que les rapports officiels déclarent que l'oléoduc BTC « achemine le pétrole vers le marché occidental », ce qui est rarement reconnu, c'est qu’une partie du pétrole de la Mer Caspienne serait directement convoyé vers Israël, en passant par la Géorgie. À cet égard, un projet de pipeline israélo-turc a aussi été envisagé, ce qui permettrait de relier Ceyhan au port israélien d'Ashkelon et de là, à travers le principal pipeline d’Israël, vers la Mer Rouge.

L'objectif d'Israël n'est pas seulement de prendre le pétrole de la mer Caspienne pour ses propres besoins de consommation, mais aussi de jouer un rôle clef dans la réexportation de ce pétrole vers les marchés asiatiques depuis le port d'Eilat à travers la Mer Rouge. Les implications stratégiques de ce réacheminement du pétrole de la mer Caspienne sont d'une grande portée. (Pour plus de détails, voir de Michel Chossudovsky, La guerre contre le Liban et la bataille pour le pétrole, Global Research, juillet 2006.)

Ce qui est envisagé, c’est de relier le pipeline BTC au pipeline trans-israélien d’Eilat à Ashkelon, aussi connu sous le nom de Tipline d'Israël, depuis Ceyhan au port israélien d'Ashkelon. http://www.eapc.co.il/pipelines.html

«La Turquie et Israël sont en train de négocier la construction d'un projet de plusieurs millions de dollars sur l'énergie et l'eau, qui transportera de l'eau, de l'électricité, du gaz naturel et du pétrole à travers des pipelines vers Israël, avec renvoi du pétrole d’Israël vers l'Extrême-Orient.

La nouvelle proposition turco-israélienne en cours de discussion verrait le transfert d'eau, d'électricité, de gaz naturel et de pétrole vers Israël grâce à quatre pipelines sous-marins.» http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1145961328841&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull

« Le pétrole de Bakou peut être transporté jusqu’à Ashkelon via ce nouveau pipeline et vers l'Inde et l'Extrême-Orient - via la Mer Rouge -.»

«Ceyhan et le port méditerranéen d'Ashkelon sont situés à seulement 400 km de distance. Le pétrole peut être transporté vers la ville en navires-citernes ou via un pipeline sous-marin spécialement construit. Depuis Ashkelon le pétrole peut être convoyé à travers des pipelines qui existent déjà vers le port d'Eilat sur la Mer Rouge, et de là il peut être transporté vers l'Inde et d'autres pays asiatiques sur des navires-citernes. » (REGNUM)

Israël est susceptible à cet égard de jouer un rôle stratégique majeur dans la « protection » du transport en Méditerranée orientale et des corridors sortant de Ceyhan. Simultanément, Israël participe aussi à la canalisation de l'aide et de la formation militaire vers la Géorgie et l'Azerbaïdjan.

En 1999, un accord bilatéral de coopération militaire de grande portée a été passé entre Tbilissi et à Tel-Aviv, à peine un mois avant que l'OTAN parraine l’accord du GOUAM. Il a été signé à Tbilissi par le Président Chevardnadze et le Premier Ministre israélien de l’époque, Benyamin Netanyu. Ces divers accords de coopération militaire sont en fin de compte destinés à saper la présence de la Russie et son influence dans le Caucase et en Asie Centrale.

Dans une déclaration pour la forme, Tel-Aviv s'est engagé, suite à des discussions bilatérales avec Moscou, le 5 août 2008, à réduire son aide militaire à la Géorgie.

Réponse de la Russie

En réponse aux attaques, les forces conventionnelles russes sont intervenues avec des troupes au sol. Des chars et des véhicules blindés ont été envoyés. L’armée de l'air russe a aussi été impliquée dans une série de contre-attaques aériennes contre les positions militaires géorgiennes, en particulier contre la base militaire de Gori.

Les médias occidentaux ont décrit les Russes comme seuls responsables de la mort de civils, tout en reconnaissant en même temps (confirmé par la BBC) que la plupart des victimes dans la population civile étaient au début le résultat des attaques aériennes et au sol de la Géorgie.

Sur la base des sources russes et occidentales, le nombre des premiers morts en Ossétie du Sud est au moins de 1.400 (BBC), la plupart sont des civils. « Le chiffre des victimes géorgiennes va de 82 morts, dont 37 civils, à environ 130 morts . . . Une frappe aérienne russe contre Gori, une ville géorgienne près de l'Ossétie du Sud, a laissé 60 morts, dont de nombreux civils, a dit un Géorgien. » (BBC, 9 août 2008). Les sources russes évaluent à 2.000 le nombre de victimes civiles en Ossétie du Sud.

Rappelant la guerre froide, un processus d'escalade et de confrontation se déroule entre la Russie et les États-Unis.

Sommes-nous face à un acte de provocation, en vue de déclencher un conflit plus large ? Soutenue par la propagande médiatique, l'alliance militaire occidentale a l'intention d'utiliser cet incident pour affronter la Russie, comme en témoignent les récentes déclarations de l'OTAN.

Lire l’article en anglais War in the Caucasus: Towards a Broader Russia-US Military Confrontation ?, 10 août 2008.

Traduction de l'anglais: Pétrus Lombard.


Articles de Michel Chossudovsky publiés par Mondialisation.ca


Putin fires warning over Nato presence in Black Sea

Russian prime minister ‘will act’ if west continues to support Georgia

http://www.pressandjournal.co.uk/Article.aspx/818823?UserKey=



Third US Navy ship heads for Georgia

A third U.S. Navy ship carrying humanitarian aid is crossing the Turkish Straits on its way to Georgia.

The USS Mount Whitney steamed through the Dardanelles early Wednesday and was expected to pass through the Bosporus later in the day. The two Turkish-controlled straits link the Mediterranean to the Black Sea.

Webmaster's Commentary:

What will the consequences be if Russia demands to inspect this ship, or any of the others, and wants to pull a manifest?

If the cargo is other than humanitarian supplies, this could be a very serious embarrassment for the US, if not worse.


US Plans Billion-Dollar Aid


Package For Georgia

A U.S. Navy ship loaded with humanitarian aid steamed through the Dardanelles on its way to Georgia on Wednesday, as the Bush administration prepared to roll out a $1 billion economic aid package for the ex-Soviet republic.

Webmaster's Commentary:

... While our homeless vets sleep in our streets.

One has to wonder just how much of that "humanitarian aid" will be weaponry.


Russia: US has shipped arms to Georgia

Russia says there are 'suppositions' that US ships which delivered humanitarian aid to Georgia have also brought weapons to the country.


US: Russia must return any US equipment

GO TO ORIGINAL ARTICLE

The White House on Tuesday demanded that Moscow return any US equipment its forces seized in Georgia, amid reports Russian troops grabbed some US military vehicles.

Webmaster's Commentary:

Okay, so let me get this straight. The US arms Georgia, which attacks Russia, loses the equipment, and the US expects Russia to hand it all back?

I understand the captured equipment is in almost-new condition ("never fired and only dropped once") but asking the Russians to return it is the height of Chutzpah!


*****September Surprise

We haven't heard much about Iran lately, at least compared to the scare headlines of a few months ago, when rumors of war were swirling fast and furious. The Russian "threat" seems to have replaced the Iranian "threat" as the War Party's bogeyman of choice. What we didn't know, however, is that the two focal points are intimately related.

Webmaster's Commentary:

If this is true, and Mc Cain's chances look bad for the November election, this may very well be the scenario which plays out concerning Iran.

War with Russia, anyone??? Russia will not allow an attack on Iran to happen without severe repercussions for both Israel and the US.

Of course, folks like Dick Cheney aren't concerned: they've got their bunkers, their medical help, and food for themselves and their families. Should such an event take place, the rest of the nation will simply be left on its own.


*****Michael Klare, The Bush Administration Checkmated in Georgia


It's now hard to remember that, when the Bush administration arrived in office in 2000, its hardcore members were all old Cold Warriors who hadn't given up the ghost. If the Soviet Union no longer existed, they were still quite intent on rolling back what was left of it, stripping off Russia's "near abroad," encircling it militarily, and linking various of its former Eastern European satellites and socialist republics to NATO, as well as further penetrating and, after 2001, deploying troops to the oil-rich former SSRs of Central Asia.


Georgia admits dropping cluster bombs

The M85 is the same weapon that was used extensively by Israel in its 2006 war with Hezbollah in Lebanon.


Bush rebuking Russia? Putin must be splitting his sides

One thing is for sure. This week's operation in Georgia has displayed the failure of the west's policy of belligerence towards Vladimir Putin's Russia. The policy was meant to weaken Russia, and has strengthened it. The policy was meant to humiliate Russia with Nato encirclement, and has merely fed its neo-imperialism. The policy was meant to show that Russia "understands only firmness" and instead has shown the west as a bunch of tough-talking windbags.


Israel backs Georgia in Caspian Oil Pipeline Battle with Russia

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Georgian tanks and infantry, aided by Israeli military advisers, captured the capital of breakaway South Ossetia, Tskhinvali, early Friday, Aug. 8, bringing the Georgian-Russian conflict over the province to a military climax.


Israeli Has $1 Billion Invested in Georgia

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The Israeli-Georgia connection is estimated to be worth $1 billion, according to a former Georgian ambassador to Israel. The Jewish state and private investors have provided military assistance and advisors to Georgia, where pipelines pump oil destined for Israel. A new pipeline is being built to bypass Russian territory.


Israel Planned To Use Georgia

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Webmaster's Commentary:

If true, this explains much about the Israeli military involvement in Georgia.


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As Russian troops and air force pilots, and thousands of Russian civilians, die in combat in Europe for the first time since 1945, only miles from their homeland (on land that was part of the Russian Empire and Soviet Union for centuries), the sleeping Russian Bear has been awaken and filled with a terrible resolve. The fact that only within the last few weeks have the 1,000+ American Marines, sent in to train the Georgians for this very war, left is not overlooked by the Russians.


NATO aid a 'cover' for navy build-up

A TOP Russian general accused NATO of using humanitarian aid deliveries to Georgia as "cover" for a build-up of naval forces in the Black Sea.

"Under the cover of needing to deliver humanitarian goods, NATO countries continue to boost their naval grouping," Anatoly Nogovitsyn, deputy chief of general staff, said.

"In addition to the Spanish and German frigates that entered the Black Sea basin on August 21, yesterday a Polish frigate and a destroyer of the US navy passed the Bosphorous," he said.

"I don't think that this will help stabilise the situation in the region."

Webmaster's Commentary:

Even though these exercises may have been planned for a long time, NATO could have either called them off - or postponed them - to give things a little time to cool between NATO and Russia.

Obviously, a cooling off period is not on NATO's agenda at this time.


Moscow accuses Israel of arming Georgia - day before Assad arrives for big arms purchases

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One plan on the table in Moscow to punish Israel, DEBKAfile's sources report, is the establishment of big Russian military, naval and air bases in Syria and the release of advanced weapons systems withheld until now from Iran (the S-300 air-missile defense system) and Syria (the nuclear-capable 200 km-range Iskandar surface missile).

Webmaster's Commentary:

The attempt to create a blockade across Georgia to keep Russia out of Iran has backfired. Badly.

When the Georgia situation blew up I called it potentially the biggest US foreign policy disaster of the last ten years.

I still think so.



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