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vendredi 29 mai 2009

Sur la VIDURE: SÉRAPHIN POUDRIER ET LES VACHES DE LA FED

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Excellent texte écrit par Gaëtan Pelletier. N'hésitez pas à allez visiter son site LA VIDURE.

SÉRAPHIN POUDRIER ET LES VACHES DE LA FED



Un homme et son péché

Nous assistons au transfert frauduleux et à la confiscation de fonds de pension et d’économies de toute une vie, à l’appropriation frauduleuse des recettes fiscales pour financer les sauvetages bancaires, etc. Afin de comprendre ce qui s’est passé, il faut suivre la trace de l’argent transféré électroniquement pour découvrir où il est allé. C’est la criminalisation du système financier qui est en jeu : l’« escroquerie financière » d’une ampleur inouïe. Michel, Hossudovsky, La débâcle fiscale des États-Unis

Les contes à rebours

CONTE 1

Résumé du livre :

Quand on a seulement vu la télésérie des Belles histoires des pays d’en-haut, présenté à la télé jusqu’à satiété, on a passé à côté d’un très bon roman, celui de Claude-Henri Grignon, Un homme et son péché. Le roman est court et dense, et autrement moins léger que la série, qui, au bout du compte n’avait pas grand chose à voir avec le livre. Tiré de Histoire de la littérature canadienne-française par les textes, voici d’ailleurs un résumé de l’oeuvre (ne pas lire ce résumé si vous êtes du genre à ne lire un livre que pour en connaître la fin):

Un homme et son péché est l’histoire d’un «habitant» de Sainte-Adèle, Séraphin Poudrier, consumé par l’avarice. Il maintient Donalda, sa jeune femme, dans une crainte continuelle, la force à manger une nourriture grossière et insuffisante. Il prête son argent à des taux usuraires et garde, s’il le peut, les gages que ses victimes lui confient. Il passe de longues heures à palper et à caresser les pièces d’or qu’il conserve, au grenier, dans des sacs d’avoine. Quand Donalda tombe subitement malade, Séraphin hésite longtemps à faire venir le médecin. C’est finalement son cousin Alexis, ancien draveur, bon vivant et ami de la bouteille, qui s’en chargera. Mais le médecin arrive trop tard: Donalda succombe après avoir reçu les derniers sacrements.

“Séraphin ne la regrette en rien: il pourra désormais vivre à meilleur marché et épargner davantage. Il vivra donc solitaire, dans sa lugubre maison, dévoré par son vice, obsédé par la crainte des voleurs et de l’incendie, jusqu’au jour où une de ses vaches tombe à l’eau et risque de se noyer.

“Prévenu par Alexis, Séraphin se précipite vers la rivière pour sauver sa vache. Mais c’est Alexis, l’ex-flotteur de cages, qui la tirera de l’eau au moment où un incendie, dont on ignore la cause, s’abat soudain sur la maison de Séraphin. Uniquement obsédé par la pensée de son trésor, ce dernier s’élance dans les flammes où on retrouve son cadavre calciné, la main crispée sur une pièce d’or.”

Le Philip K. Dick du Québec

Séraphin prête à des taux usurier… À combien s’élevait la population du village de ce «grand banquier» avant la lettre? On ne le sait pas… Trois cents âmes? Le prêteur aime l’argent, mais il goûte au pouvoir de celui-ci. Peut-être inconsciemment. Le livre a été écrit dans une perspective «catholique». Le péché de l’avarice…

Il mène à bout de bras tout le village, s’empare des terres et de la femme convoitée : Donalda. Et la force à manger une nourriture grossière et insuffisante.

Il a aussi sa petite CIA : Le père Ovide…

Il meurt en essayant de sauver sa vache. Enfin! Il choisit d’aller sauve son or…

Ça ressemble étrangement à un film sur Wall Street et ses brigands à col que trop blanc.

Claude-Henri Grignon est-il le Philip K. Dick du Québec? L’auteur de Blade Runner, dont la traduction française est Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques?

CONTE 2

L’esclavage du siècle présent

Il était une fois une confrérie, celle des orfèvres qui gardaient dans leurs coffres l’or de leurs clients, contre une petite rémunération. Ils découvrirent bien vite qu’ils pouvaient prêter de l’argent garanti par leurs dépôts et, de fil en aiguille, ils prêtèrent bien plus d’argent que sa contrepartie en dépôt. Ils étaient devenus banquiers et le système fractionnaire était né. Les banques devant garder 10% des dépôts qu’ils reçoivent et pouvant prêter le reste, 1000 euros déposés génèrent un montant de 900 euros prêtés, qui génèrent eux-mêmes 810 euros d’argent prêtés. Au bout du compte, 1000 euros deviennent 10000 euros dont 9000 euros de dettes. Le système fractionnaire est dangereux car il génère de la dette créée à partir de rien, le crédit bancaire. Le crédit bancaire n’est pas le seul système pour créer de la dette. Les banques centrales peuvent aussi créer de la dette à partir de rien.

Évidemment, ceux qui créent cette dette, allouant des crédits aux particuliers, aux entreprises, et aux états, détiennent un pouvoir considérable. Ce sont les banquiers internationaux, une poignée d’individus qu’on pourrait presque compter sur les doigts de nos deux mains. Au siècle dernier, ces banquiers détenaient déjà un certain pouvoir, le contrôle du crédit bancaire. Ils résolurent de s’approprier le second moyen de créer de la dette, devenir banque centrale. Aux États-Unis, ils firent voter en décembre 1913, deux jours avant Noël, la création de la réserve fédérale américaine. Il n’y avait que 3 sénateurs présents ce jour-là pour voter et on peut imaginer qu’ils avaient été influencés par le lobbying, sinon achetés.

La première partie du plan de ces banquiers internationaux avait été réalisée avec succès. Ce cartel avait pour objectif, tout comme il l’a aujourd’hui, la création de dettes engendrées par les déficits générés par les guerres et les crises économiques. Ils font en sorte en 1971 que le dollar ne soit plus convertible en or, ce qui autorise la planche à billet à imprimer nuit et jour, sans aucune limite. Et hop ! Allons-y gaiement, plus il y a de dette, plus il y aura de remboursements. Plus il y a de guerres, plus le déficit va croissant et génère de la dette. Et puis, comme il faut manger à tous les râteliers, ces mêmes banquiers financent le complexe militaro industriel, étant les premiers à en tirer le profit des ventes d’armements.

Une fois les dettes créées, le peuple devait la rembourser avec ses impôts (la création des impôts aux USA date aussi de 1913, quelle coïncidence). La réserve fédérale touche un intérêt confortable sur le paiement de la dette, exonéré d’impôts. En d’autres termes, les banquiers internationaux, via les 12 banques privées qui constituent la réserve fédérale, s’engraissent grâce à la dette. Cela leur suffisait-il ? Non.

Ils élaborèrent un moyen supplémentaire infaillible de s’approprier les richesses des autres. Ils prêtent à outrance, pour que les gens s’endettent, puis coupent tous les crédits. Les gens remboursent en vendant leurs actifs à prix cassés, de l’ordre du tiers de leur prix réel. Le cartel des banquiers internationaux le firent en 1929. De 1925 à 1929, ils prêtèrent des sommes considérables pour les investissements boursiers, soit 90% du prix des actions sous forme de marges. Les cours montèrent de ce fait, puis le cartel coupa les prêts. Les gens n’avaient plus qu’à vendre à perte pour rembourser.

On vient d’assister à un remake parfait de 1929 avec la crise actuelle. Bush et Greenspan créent la bulle immobilière après celle des dot.com en 2000, puis le cartel bancaire coupe les crédits. La bourse s’effondre, les banques non liées au cartel déposent le bilan et sont rachetées à un prix ridicule par le cartel. Exemple, Washington Mutual avec 308 milliards de dépôts fût rachetée moins de 2 milliards de dollars il y a quelques jours ! Une misère. Aujourd’hui, trois banques américaines possèdent les trois quarts des dépôts des épargnants : Citigroup, JP Morgan et Bank of America. Maintenant qu’un important transfert de richesses a eu lieu et que les déficits sont creusés, le cartel va remettre les choses en place pour que les peuples puissent travailler et leur payer l’impôt.

Quelles sont les motivations de ce cartel bancaire ? L’argent, bien-sûr, mais pas seulement. Ces banquiers, qui se retrouvent au Bilderberg, à la Trilatérale et au Council of Foreign Relations, savent que le monde court à sa perte avec la surpopulation mondiale, les risques qu’un petit pays acquière l’arme nucléaire et la dégradation de l’environnent et de la planète Terre. Ils veulent donc le pouvoir absolu : un seul gouvernement mondial, une seule monnaie. Pour les plus pessimistes, ils pourront réduire la population mondiale de 8 milliards d’individus en 2012 à un seul milliard d’individus qui leur serviront d’esclaves soumis. C’est là que vous intervenez mes braves. Peut-être ferez-vous partie de ce milliard d’heureux esclaves soumis, à moins que vous ne soyez dirigés vers la file numéro deux, celle qui mène aux cheminées fumantes… J’exagère sûrement, mais sait-on jamais ? Ashoka, L’esclavage du sècle présent

Nous avons donc les noms des Séraphin Poudrier qui, on le sait, ont pour ambition un Nouvel Ordre Mondial… Ce qui est loin d’être pas neuf, puisque ceux-ci l’ont fabricoté à partir du début 20 ième siècle. Un ordre douloureusement nombriliste, une camarilla d’égoïste, sans âmes , des Portails Organiques.

… Et leur nouvelle arme : l’argent virtuel.

Comme disait Pierre JC Allard dans un billet sur l Les 7 du Québec, L’argent, à quoi bon?. :

Effroyable ? Prenez conscience qu’on le peut déjà. Le défi n’est pas d’empêcher cette évolution vers la monnaie dématérialisée, elle est un progrès. Le défi est de mettre en place les balises qui permettront à une société démocratique de contrôler VRAIMENT ces pouvoirs que la technique moderne confère aux États.

Le banquier de Wall Street a tout le pouvoir pour contrôler le Village Global : La Terre.

Et cela passe par les petits manipulateurs immoraux et illégaux qui trafiquent, eux aussi, à petite échelle VOTRE ARGENT.

Pis encore : votre tranquillité, votre bonheur, votre paix…

Les petits clercs de l’État ne sont pas mieux. Les clercs jouent eux aussi…

Et pour poser la même question qu’un comique québécois…

C’est qui la vache?

Un troupeau de six milliards…

Un troupeau qui n’aura plus bientôt aucun champ pour brouter…

Les contes sont souvent à dormir debout…



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