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samedi 11 août 2012

Documentaire : La guerre secrète contre l’indépendance du Québec



La guerre secrète contre l’indépendance du Québec



De 1963 à 1974, la GRC a mené une lutte implacable contre le mouvement indépendantiste au Québec. Manipulations, provocations, cambriolages, incendies criminels, conspirations, voilà quelques-uns des méfaits les plus célèbres de la GRC durant cette guerre secrète.

En 1970, après l'assassinat du ministre fédéral Pierre Laporte, la section antiterroriste de la police de Montréal recrute la séduisante Carole Devault pour qu'elle infiltre le FLQ et découvre où James Richard Cross est séquestré. Pour prouver sa crédibilité au sein du groupe, la jeune femme n'hésite pas à organiser un hold-up. Mais ses activités ne cesseront pas avec la fin de la crise d'Octobre. Elle mettra sur pied de fausses cellules du FLQ et commettra avec des complices une série d'actes terroristes. La police réussira ainsi à maintenir de façon artificielle un climat de peur et d'insécurité au sein de population et à ralentir le mouvement indépendantiste .

En 1972, voyant que le Parti québécois regagne en popularité, la GRC met en place, avec l'aide de la CIA, l'opération Ham pour voler la liste des 60 000 membres du parti. Pas moins de 44 policiers seront affectés à cette mission extraordinaire et totalement illégale.
Dans la nuit du 26 juillet 1974, survient le premier attentat terroriste depuis plus d'un an et demi. La cible est la maison de l'héritière de supermarchés Steinberg. La police découvre que l'auteur de l'attentat est un agent de la GRC, Robert Samson, qui travaillait pour l'escouade antiterroriste. Lors de son procès, l'homme révèle que cet acte terroriste n'était pas le seul. Ses aveux vont déclencher les commissions d'enquête Keable et McDonald sur les services secrets canadiens. On constatera que la GRC avait régulièrement recours à des méthodes illégales pour arriver à leur fin.

Le 7 mai 1992, le public apprend avec stupéfaction qu'entre 1974 et 1977, Claude Morin, ministre aux affaires intergouverneme ntale, père de l'étapisme et surtout proche allié de René Lévesque, a été un agent payé par la GRC. Sous les noms de code de « Q-1 » et « French Minuet », il a reçu plus de 12 000$ de la GRC.

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